Tendance France

L’un des défis actuels du système éducatif national français est de gérer l’hétérogénéité qui caractérise le profil des classes et, en particulier, de diminuer le pourcentage d’élèves en difficulté pédagogique. La mise en place des cycles d’apprentissage est une réponse fournie par la loi générale sur la politique de 1989. La loi générale sur les politiques et les programmes pour l’avenir de l’éducation de 2005 poursuit la politique des cycles et souligne une approche personnalisée pour les élèves confrontés à des difficultés d’apprentissage. Dans ce contexte, les pratiques d’évaluation jouent un rôle de plus en plus important. Ainsi, l’évaluation circulaire 2005, comme nous l’avons vu, confirme l’évaluation diagnostique du début de l’année scolaire CE2 et annonce l’utilisation généralisée d’un nouveau logiciel qui facilitera l’identification des réussites et l’analyse des difficultés rencontrées par les élèves .

Comment pouvons-nous créer un lien entre l’évaluation des besoins de l’élève et une approche «médical-psychométrique» traditionnelle?

La circulaire interministérielle sur les soins aux personnes souffrant d’autisme et les difficultés de développement invasives illustre parfaitement ce problème. En effet, d’une part, il faut noter que cette circulaire est co-signée par le ministre de l’Éducation nationale, le ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille et le secrétaire d’État aux personnes handicapées. Cette approche plurielle facilite le lien entre deux types d’évaluation. En outre, cette circulaire traite de la question du diagnostic des problèmes invasifs causés par un médecin. Dans le même temps, il est précisé que le diagnostic nécessite deux types d’enquête:

  • Évaluations et examens complémentaires
  • Une évaluation approfondie visant à explorer les compétences et les déficits des enfants, indispensable pour préparer un plan éducatif personnalisé en réponse aux besoins évalués.

Le lien est immédiatement créé entre le diagnostic médical, l’évaluation des besoins et la réponse adaptée.

Les résultats des évaluations nationales sont-ils utilisés pour informer les législateurs?

Les évaluations nationales sont des ressources indéniables qui permettent d’évaluer le niveau de connaissances des élèves. Les résultats sont utiles au niveau national, en particulier au Conseil supérieur de l’éducation , qui a entrepris la tâche d’analyser les résultats au niveau de chaque région et département pour la coordination éducative. A ces deux niveaux, les responsables (le recteur ou l’Inspecteur de la Division de l’Education Régionale, l’Inspecteur d’Académie ) comparent et analysent les résultats obtenus par les différentes écoles. Les évaluations constituent une somme d’indicateurs qui permettent un certain degré de coordination. Les écoles, cependant, n’ont pas tous les résultats. Ainsi, ils ne peuvent comparer leurs résultats qu’à un résultat global d’un groupe d’écoles. Cet état de choses ne conduit donc pas à la pression des parents qui pourraient souhaiter comparer différentes écoles individuellement. En France, les résultats obtenus ne sont en aucun cas liés aux ressources qui pourraient être attribuées par les villes.

En conclusion, nous ne pouvons pas parler d’un changement radical de la politique législative sur l’évaluation de l’apprentissage en France, mais plutôt de la continuité dans la détermination de réussir à mieux gérer l’hétérogénéité qui caractérise les classes actuelles à l’école élémentaire. Le défi consiste à s’assurer que les pratiques d’évaluation ne sont pas considérées comme des techniques, mais qu’elles reposent sur un principe éthique: comprendre afin d’encourager les progrès.